mardi 11 novembre 2014

De "par défaut " à "par choix".

Il y a quelques jours, je découvrais, via Facebook, l'article d'une mère américaine parlant de son rôle de "parent par défaut".
Ne comprenant pas ce que cette expression pouvait englober j'ai lu son article du début à la fin.

J'en ai retenu l'idée que cette femme s'occupait quasi exclusivement de ses enfants, bien que mariée et vivant avec son mari chaque jour, et que ceux-ci ne s'adressaient qu'à elle sans même penser à leur père.
Vous connaissez la plaisanterie : la seule fois où l'on entend un enfant appeler "papa", la question suivante posée au père est "où est maman ?".

Cet article m'a d'abord agacé : nous ne sommes pas parent par défaut.
Dans la très grande majorité des cas (hors évènements tragiques et violents) nous sommes parent par choix : nous choisissons d'avoir des enfants.
Non ?

Et même si, au fond de soi, l'on découvre un jour que l'on a suivi le chemin tracé par la société : se marier, avoir un logement, avoir des enfants... on s'aperçoit aussi que l'on a choisit, à ce moment là, de suivre ce chemin.
(Une autre plaisanterie : une personne remplissant sa déclaration lit à situation familiale : célibataire - marié - divorcé, et coche les trois en se disant "c'est bien ça... dans l'ordre !")

J'ai ensuite été attristé par cette femme qui, en plus de son emploi, s'occupe à 99% de ses enfants, à tel point qu'elle est dérangée jusque sous sa douche !
Je précise qu'elle ne blâme pas un instant son époux, et que son article n'est pas écrit dans une démarche d'opposition entre les femmes et les hommes.
Et puis j'ai réfléchi à cette histoire de douche !
Comment cette mère de famille a-t-elle réussi à s'oublier elle-même au point de ne pas pouvoir poser un interdit à ses enfants ?

Alors, bien sûr, la vision sur ce point de parent par défaut s'est étendue à une question plus large.
Dans notre vie, que vivons-nous par choix et que vivons-nous par défaut ?
Et pourquoi ?

Voilà donc un article fort intéressant qui, partant d'un constat, a priori négatif (puisque l'auteure précise que c'est une satire), sur un point très précis de la vie d'une femme, ouvre une réflexion immense sur notre vie à chacun.

J'ai déjà parlé ici de mon point de vue sur le "bon" choix, qui est celui qui nous fait le plus vibrer, celui de la joie.
Mais avant de faire ce choix, il nous faut prendre conscience que nous avons le choix.
Pour tout, à chaque instant.
Et que, si nous vivons une situation précise à un moment donné et qu'elle ne nous convient pas, avec la terrible sensation de ne pas avoir le choix, c'est peut-être parce que nous avons laissé notre environnement (société, famille, éducation...) choisir pour nous.
Ce qui constitue, en soi, déjà un choix, mais ce que j'appellerais un "choix par omission".

Alors après l'agacement et la tristesse, je suis plein de gratitude pour cette femme qui a écrit cet article, et pour celle qui l'a partagé sur FB. Car elles nous permettent de prendre conscience des "par défaut" et de les transmuter en "par choix" !
Si cela n'est pas si simple, la perspective finale me parait tout à fait motivante, voire enthousiasmante.

Et cela me met en joie !!!


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